Lutter ensemble contre l'érosion

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Pour connaître les initiatives menées par Attention FragÎles pour lutter contre l'érosion, et pour s'y adapter:
- Découvrez la brochure "Lutter ensemble contre l'érosion"
- Informez-vous à propos du projet J''y mets mon grain de sable!
- Visitez les panneaux de promotion des sites rebâtis par la communauté.
- Participez à l'une de nos activités festives visant à restaurer les milieux dunaires de l'archipel
- Consultez le guide de restauration des dunes et le cahier d'apprentissage Planète bleue : Îles vertes

Les changements climatiques

En temps normal, l'atmosphère qui enveloppe la Terre agit comme les murs d'une serre, c'est-à-dire qu'elle emprisonne la chaleur des rayons du soleil à la surface de la Terre. Cet effet de serre est essentiel au maintien de la vie. Sans lui, la température moyenne serait de - 18˚C au lieu de + 15˚C sur Terre.

Mais notre consommation toujours grandissante de combustibles fossiles (pétrole, mazout, gaz naturel, etc.) comme sources d'énergie produit des gaz dans l'atmosphère qui accentuent l'effet de serre.

Cette augmentation provoque une hausse de la température moyenne sur la Terre, ce qui génère des changements climatiques.

Les changements climatiques sont une variation des conditions météorologiques moyennes dans une région. S'ils se produisent à l'échelle mondiale, c'est le climat de la planète qui varie. Cela se traduit par des changements des éléments météorologiques : température, vents, précipitations et tempêtes. Bien qu'il s'agisse d'un phénomène naturel, les changements que nous connaissons aujourd'hui diffèrent par leur rapidité et leur ampleur. En moyenne, les experts chiffrent l'augmentation de la température moyenne actuelle par rapport à celle enregistrée au début du siècle, à 0,74 °C.

Une érosion accélérée

 

Le golfe du Saint-Laurent et les îles de la Madeleine n'échappent pas aux changements climatiques et on commence déjà à observer les effets de ce réchauffement.

  • Diminution de la période d'englacement de la surface de la mer (la période où les vagues sont inhibées par les glaces a diminué de 30 % depuis 1960, le couvert de glace passant d'une durée moyenne de 80 jours par année à 55 jours par année).
  • Augmentation de l'activité cyclonique (fréquence et intensité des tempêtes).
  • Augmentation probable du taux d'érosion pour l'ensemble du Golfe, causée par divers facteurs climatiques: cycles de gel et de dégel, redoux hivernaux, vents, vagues, absence de couverture glaciaire sur la mer et précipitations (pluie et neige).
  • Élévation du niveau de la mer engendrée par la fonte progressive des glaciers des régions polaires et subpolaires, ce qui aura pour effet secondaire d'accentuer l'érosion côtière (1,8 mm par an dans l'Atlantique
    nord-ouest au cours du 20e siècle et 3,1 mm par an au cours de la dernière décennie).
  • Adaptation probable de certaines espèces (déplacement, évolution) et disparition d'autres espèces.

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Selon le Consortium OURANOS, spécialisé dans l'évaluation des impacts régionaux des changements climatiques et dans l'élaboration de stratégies d'adaptation, le scénario le plus probable pour les îles de la Madeleine prévoit que d'ici 2050, le recul du trait de côte sera de 80 m en moyenne pour les côtes basses sablonneuses, et de 38 m pour les falaises rocheuses.

Les solutions mises en place

Des interventions visant à réduire ou à contrer l’impact de l’érosion sur le territoire sont en cours d’élaboration. Quelques-unes des mesures envisagées pour les Îles sont présentées ci-dessous.

­­­Empierrement_Martinique- L’enrochement du littoral est parfois rendu nécessaire pour la protection d’infrastructures routières (plage de la Martinique, par exemple). Les structures exigent un investissement initial très élevé ainsi qu’un entretien régulier. Lorsque possible, toute méthode qui rigidifie les côtes est à éviter ; ce type de travaux risque de provoquer l’abaissement et l’érosion des plages devant l’ouvrage, ainsi qu’une érosion accélérée à ses extrémités.

- Le rechargement artificiel des côtes en sable préserve l’intégrité des systèmes dunaires, tout en permettant de sauvegarder leur valeur paysagère. Les coûts associés dépendent de la disponibilité des sédiments et de la méthode employée, mais ils sont en général relativement élevés. Nécessite aussi un entretien régulier. Quelques recharges ont été réalisées sur le territoire ; le sable récupéré lors du dragage des ports de pêche est récupéré à cette fin.

Epis_rocheux- Les épis rocheux, dont le rôle consiste à piéger les sédiments en transit le long du littoral, peuvent contribuer à élargir ou à surélever une plage en érosion. Les coûts associés sont généralement moins élevés que ceux liés à l’enrochement massif du littoral, mais non négligeables, et les ouvrages nécessitent aussi un entretien régulier. Leur succès est mitigé, mais selon la dynamique côtière, ils peuvent contribuer à atténuer l’érosion.

Capteur-de-sable

- Les capteurs de sable naturels ou artificiels, placés stratégiquement favorisent le captage et l’accumulation de sable, sans causer de dommages aux milieux adjacents. Dans les brèches dunaires ou sur le haut de la plage, on procède à l’installation de clôtures de bois ou à la transplantation d’Ammophile à ligule courte afin de faciliter la poursuite du processus naturel de rétablissement dunaire. Les coûts associés sont relativement peu élevés. Les travaux bien entretenus donnent de bons résultats.

Soulignons qu'il n'existe pas de solution unique, mais qu'un ensemble de stratégies doit être considéré en fonction de la spécificité des différents secteurs.

La municipalité et le ministère des Transports du Québec, avec l'aide d'équipes de chercheurs, en sont à analyser les meilleures solutions pour chaque secteur névralgique sur le littoral, en collaboration avec le ministère de la Sécurité publique du Québec.