| La formation des Îles, une histoire de sel |
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Les îles de la Madeleine sont localisées au centre d'un vaste haut-fond marin nommé plateau madelinien, qui couvre le sud du golfe du Saint-Laurent. Toutes jeunes, elles ont émergé de l'eau 1 à 2 millions d'années avant notre ère. Avant leur naissance : la période du carbonifèreAu début de la période du carbonifère, il y a de cela environ 360 millions d'années, le plateau madelinien était situé au niveau de l'équateur, sous un soleil ardent. À cette époque, il prenait la forme d'une profonde vallée située sur le continent. Périodiquement, les assauts de la mer inondaient cette vallée, la remplissant d'eau salée. La lente dérive des continentsComme le climat équatorial était particulièrement chaud et sec, l'eau introduite s'évaporait continuellement, provoquant l'accumulation du sel marin au fond du bassin. Pendant plusieurs millions d'années, des centaines de mètres de cristaux de sel s'y sont ainsi accumulés, puis assemblés et durcis de manière à former des roches de sel que l'on nomme évaporites (roches sédimentaires chimiques). Au cours des millions d'années qui suivirent, le lent mouvement des continents déplaça le plateau madelinien de l'équateur vers sa position actuelle. Pendant ce long voyage, le continent traversa successivement une période désertique, des phases volcaniques et des phases l'immersion sous l'eau au cours desquelles des laves solidifiées et des sédiments s'accumulèrent sur plusieurs kilomètres d'épaisseur au-dessus de la couche de sel. L'empilement progressif de ces sédiments se transforma, sous la pression, en roches sédimentaires plus denses que le sel, formant notamment des argilites, des grès et des conglomérats. Équilibre instable : les Îles émergent !En raison du poids considérable que générait l'accumulation de sédiments sur le sel, ce dernier s'enfonça tellement que la pression et la chaleur qui régnaient alors le ramollirent considérablement. Il n'en fallait pas plus pour que le sel effectue des remontées sous la forme d'immenses colonnes malléables, à la manière d'un bouchon de liège qui serait remonté à la surface de l'eau, morcelant et infiltrant les sédiments se trouvant au-dessus. Aujourd'hui, ce sont ces dômes salins qui maintiennent les îles de la Madeleine à la surface du golfe du Saint-Laurent. Gisements de sel Le relief des ÎlesLe relief madelinien comprend deux formes bien distinctes : les noyaux rocheux et les cordons dunaires. Représentant près des trois quarts de la superficie de l’archipel, les noyaux rocheux accueillent la plupart des habitations et des lieux où s’expriment les activités humaines. Ils sont constitués de deux couches géologiques principales surmontant les diapirs de sel. À la base, on retrouve :
L’entité supérieure est composée principalement de grès rouge et de grès gris-vert. Le tiers des côtes est composé de falaises de grès, ce qui constitue l’un des traits distinctifs et recherchés du paysage madelinien. Cliquez ici pour visionner la légende de ce profil
Le grès gris-vert doit sa couleur à la présence des minéraux argileux verdâtres qui constituent le liant entre les particules les plus grosses. La formation de ce type de grès dans les profondeurs des milieux marins explique la présence de l’argile. Les falaises de grès gris-vert sont plus résistantes à l’érosion que celles de grès rouge et forment les falaises les plus hautes des îles du sud.
DES BUTTES D'ORIGINE VOLCANIQUE |
| Mise à jour le Lundi, 06 Septembre 2010 19:59 |
attentionfragiles.org, site d'Attention FragÎles, mouvement pour la valorisation du patrimoine naturel madelinot.
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