La gestion des matières résiduelles aux Îles-de-la-Madeleine

Trucs faciles pour mieux gérer les matières résiduelles, consultez les capsules ci-dessous:
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Le tri à trois voies

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Depuis 1993, l'agglomération des Îles de la Madeleine achemine ses matières résiduelles au centre de gestion des matières résiduelles (CGMR) situé à Havre-aux-Maisons. Le CGMR est à ce jour doté de trois principales unités de traitement : la plate-forme de compostage des matières organiques, le centre de tri des matières recyclables et la plate-forme d'envoi des matières non valorisables et recyclables à la Société de développement durable d'Arthabaska (SDDA).

Pour obtenir le Guide de tri 2010 ou le calendrier de collecte de la Municipalité des Îles, cliquez ici.

Évolution du Centre de gestion des matières résiduelles, en quelques dates


1980  
Adoption du règlement provincial sur les déchets solides. Cinq des huit dépotoirs en opération sont fermés. Les dépotoirs de la dune du Havre Aubert, de la dune de l'Est et de la dune du Sud à Havre-aux-Maisons continuent à opérer jusqu'en 1994. Naissance de l'organisme RéUtiles.
1993-94       
Implantation des filières compostage et incinération (tri à deux voies).
1997-98 Intégration de la filière recyclage (tri à trois voies).
1998 Implantation d'une ressourcerie (valorisation et réutilisation des matières), en collaboration avec l'organisme RéUtiles.
2001-02 Implantation d'un centre de traitement des boues de fosses septiques.
2005-06 La non-conformité et l'état de dégradation de l'incinérateur poussent la municipalité à réfléchir sur l'avenir de cette infrastructure. Deux réalités se font pressantes : l'obligation de procéder à l'aménagement d'un lieu d'enfouissement technique pour les cendres d'incinération (coût de 3,8 M$), et la nécessité de mettre à niveau le système d'incinération (coût de 2 à 4 M$).
2007 Poussé par ces impératifs financiers et environnementaux, et pour se donner le temps de réfléchir, le conseil municipal adopte en décembre une résolution stipulant : 1- l'arrêt de l'incinérateur en août 2008 ; 2- le maintien de la filière de tri des matières recyclables aux Îles et 3- l'exportation de la totalité des matières non valorisables localement à l'extérieur des Îles à compter d'octobre 2008.
2008 Un contrat de cinq ans est signé avec la SDDA, située à Victoriaville, pour le transport, le tri et l'enfouissement des déchets générés dans l'archipel. Parallèlement, la municipalité approfondit sa recherche de solutions novatrices pour le long terme, en collaboration avec le centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes.
2009 L'organisme RéUtiles commence à récupérer les ordinateurs désuets afin de les revendre sur le marché local ou de les préparer pour l'expédition vers un centre de formation en entreprise et récupération (CFER) à Victoriaville, où de jeunes décrocheurs apprendront le démantèlement des composantes informatiques.
2010 Un projet de laboratoire rural visant l'intégration de technologies novatrices dans la gestion intégrée des matières résiduelles commence à se déployer aux Îles-de-la-Madeleine. Il est mis en oeuvre par le Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes (CERMIM), en partenariat avec la municipalité des Îles.


Quelques chiffres comparatifs

Du total des matières reçues au centre de gestion, environ 56 % de toutes les matières valorisables sont détournées de l'enfouissement, soit l'un des meilleurs taux au Québec. En 2005, la moyenne des matières résiduelles générées par les Madelinots était de 0,78 tonne par personne par année, comparativement à la moyenne québécoise de 1,51 tonne par habitant.